Opéra:” La Juive” de Fromental Halévy – offre spéciale au Grand Théâtre de Genève

mercredi 28 septembre 2022
19h30

C’est avec un chef-d’œuvre que s’ouvre la saison 22-23 du Grand Théâtre de Genève. Intolérance religieuse, fanatisme, un sens de la comédie noire, dans laquelle excelle David Alden qui en signe la mise en scène. Le chef d’orchestre Marc Minkowski, la jeune soprano Ruzan Mantashyan et le ténor John Osborn portent une puissante distribution sur la scène du Grand Théâtre.

 

Durée : approx. 3h30 avec un entracte

 

Dernière fois au Grand Théâtre de Genève en 1926-1927

 

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Aujourd’hui un peu oublié, Fromental Halévy fut pourtant l’un des très grands noms de la musique romantique et enseigna la composition à celui qui devint plus tard son gendre, Georges Bizet. La Juive fut non seulement le premier grand succès d’Halévy, mais sans doute aussi le plus marquant des grands opéras, avec des effectifs spectaculaires et une scène finale d’exécution passée à la légende lyrique.

Parmi ses nombreux admirateurs, on est surpris de trouver Richard Wagner, qui écrivit une critique enthousiaste des opéras d’Halévy. Car, sous ses atours scéniques somptueux, visiblement destinés à la plus grande gloire du divertissement frivole de la bourgeoisie parisienne, La Juive propose des thèmes très sérieux : l’intolérance religieuse, l’impérialisme, le fanatisme. Son intrigue fictive est une description grave et tragique de la vie juive en Europe menacée par le fanatisme catholique et forcée de migrer constamment.

L’orfèvre juif Éléazar et sa fille, la belle Rachel, hébergent sous leur toit un jeune homme qui se présente comme Samuel, mais la vérité et le prix de l’amour ne se feront que trop tôt connaître aux protagonistes. Car scandale des scandales, Samuel n’est autre que Léopold, prince non seulement chrétien mais aussi fiancé à la Princesse Eudoxie. Et puis surtout, Rachel est-elle bien la fille d’Éléazar, comme il semble le faire croire ?

 

L’Étasunien David Alden, qui brille dans le monde de l’opéra depuis les temps de Peter Jonas au Bayerische Staatsoper et à l’English National Opera, est fasciné par la structure somptueuse et divertissante du grand opéra à la française. Son sens de l’ironie et de la comédie noire lui servira pour traiter l’intrigue dure et dérangeante de La Juive, comme c’était déjà le cas récemment dans sa production des Huguenots au Deutsche Oper Berlin. S’agit-il d’une tentative éclairée, à une époque de libéralisme politique français, de faire face à l’antisémitisme européen, ou d’une continuation des thèmes très ambigus et douteux du Marchand de Venise ou de Nathan le Sage ?

À ses côtés pour animer cet artefact lyrique compliqué, excitant et dangereux, Marc Minkowski reprend sa baguette de maître du grand opéra. Dans le rôle légendaire d’Éléazar, incarné par le passé par les plus grands ténors de Caruso à Carreras, débutera John Osborn, impressionnant Raoul dans Les Huguenots en 2020, et dans le rôle-titre de Rachel, la juive, on retrouvera Ruzan Mantashyan, inoubliable Natacha de Guerre et Paix en 2021.

Plus d’informations sur le site du Grand Théâtre

 

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Culture
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