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Le Service Social de la C.I.G
Un Service Social comme les autres… et très différent !
- Comme tous les services sociaux privés reconnus, notre service a des statuts ; une commission sociale ; un responsable auprès du Comité ; une directrice ; des professionnels du social ; des stagiaires ; des volontaires. Ceci est son corps physique.
- Il écoute. Il conseille. Il soutient financièrement et psychologiquement. Il soulage. Ceci est son âme.
- Il applique les lois suisses relatives à l’assistance. Il se réfère à la Halacha pour la règle. Il a pour but le bien-être général et, pour y arriver, il se préoccupe du bien-être de chacun. Ceci est son esprit.
Le corps
Monsieur Willy de Botton, membre du Comité, préside les travaux du corps du social. Il veille à la compatibilité des points de vue entre le Comité et le fonctionnement du Service Social.
Il s’entoure, pour le faire, de la Commission Sociale qui s’occupe de l’attribution des allocations financières, du respect de l’éthique professionnelle, de la bonne gestion du service, mais aussi de la pertinence de ses actions.
L’âme
Ida Dery, Samuel Cohen, Evelyne Morali, ainsi que les stagiaires et les volontaires s’efforcent d’écouter ce qu’ils entendent, d’interpréter et d’analyser cette écoute pour offrir une aide bien ciblée, pour parer aux fragilités ainsi révélées.
L’esprit
Le code civil suisse, pour le côté laïc, et la Halacha pour la partie religieuse constituent notre esprit.
C’est cet esprit qui nous guide. C’est lui qui nous dicte nos actions.
Ainsi, recevoir les familles en difficulté relationnelle, financière, sociale ou autre, la loi suisse nous en donne la possibilité mais c’est une obligation Halachique.
« Vehadarta Pnei Zaken » = « Tu respecteras la vieillesse » : c’est une injonction Halachique.
La loi suisse nous oblige à respecter l’autre. Quelle est la différence ? La Halacha fait, en plus, une place pour la fragilité due à la vieillesse.
C’est cette différence, apparemment insignifiante, qui nous distingue des autres services sociaux : l’obligation de souplesse devant les fragilités. Ceci signifie que tous ne sont pas égaux devant la Halacha contrairement à la loi laïque.
Il est intéressant d’arriver à cette constatation car, parfois, nos aînés juifs, forts de leur point de vue religieux, font référence à « tu honoreras les vieux » en faisant abstraction du respect qu’on doit à l’autre, même s’il est plus jeune, même si l’autre est ton propre enfant…
Actuellement, un des défis les plus pressants du Service Social est la prise en charge de ceux que nous avons décidé d’appeler le groupe « Passerelle ».
Passerelle ?
Ce sont des personnes qui sont très âgées et ont perdu beaucoup de leur autonomie, tout en gardant une grande dose d’indépendance.
Pour des raisons de choix personnel, mais parfois pour des raisons économiques ou logistiques, ils continuent à habiter leur domicile privé ; parfois dans l’attente d’une place dans un EMS ; parfois par refus d’intégrer une maison de retraite.
La prise en charge des personnes âgées, dans cette catégorie, devient très lourde :
- acheter, cuisiner, chauffer, servir et desservir
- l’hygiène corporelle
- l’entretien du logement
- la solitude
- les déplacements, etc.
Le maintien à domicile devient une gageure et pourtant la politique de l’Etat encourage cette solution.
L’économie nous y obligeant, l’Etat serre les cordons de la bourse. L’Etat, lui, n’a pas l’injonction de « Hadarta Pnei Zaken »…
Nous, les Israélites, par contre, devons obéir à ce commandement. Pour le faire, nous devons impérativement renforcer notre corps, le muscler pour qu’il puisse assumer ce nouveau poids.
Nous espérons le muscler avec l’aide de volontaires :
- pour remplir les déclarations d’impôts
- pour les transporter chez les médecins
- pour les écouter ; pour les soutenir ; pour leur apporter un peu de chaleur humaine et briser ainsi leur solitude.
Nous avons aussi besoin d’argent pour nourrir ce corps social, ainsi que de volontaires.
C’est avec un plus grand nombre de volontaires et davantage d’argent que nous protégerons l’âme du travail social et que nous préserverons son esprit.
Une interaction entre corps, âme et esprit s’impose, comme chez l’être humain, pour garantir le bon fonctionnement d’un service.
Cette harmonie est notre objectif principal dans tous les secteurs de notre activité :
- l’accueil des familles
- la prise en charge des jeunes et des enfants
- le soutien des adultes en difficulté
- l’accueil des chômeurs
- le volontariat
- les stagiaires.
Dans nos rapports annuels, nous donnons de plus amples informations ; si vous vous intéressez de près au Service Social de votre Communauté, que ce soit pour donner ou pour recevoir, ou seulement pour savoir, n’hésitez pas et appelez-nous ! Nos numéros de téléphone sont : 022 317.89.23, 24, 22 ou 20.
Nous nous ferons un plaisir de vous répondre.
Ida Dery
Directrice du Service Social
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Le 13 janvier 2005 une nouvelle liste avec 1300 noms de propriétaires de compte de survivants de l’holocauste ou de leurs héritiers a été publiée.
Pour des renseignements complémentaires, veuillez vous adresser au VSJF Union Suisse des Comités d’Entraide Juive : Tél. 01 206 30 60 - Fax : 01 206 30 77
Le Service Social de la CIG et la Fondation EMS Les Marronniers développent en permanence des projets innovants dans l'action sociale.
Actuellement, nous vivons une crise, celle du manque de place dans les EMS (Etablissements Médicaux Sociaux).
Par ailleurs, plusieurs personnes choisissent leur maintien à domicile.
Le projet "Passerelle" respecte ces deux données. Nous désirons élaborer un projet qui prenne en compte :